AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  
DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR CEUX N'AYANT PAS RÉPONDU AU RECENSEMENT. PLUS QU'UNE SEMAINE AVANT LA SUPPRESSION DÉFINITIVE.

Partagez | 
 

 You're Pretty when you cry.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

~ Little new member. Be nice with me.

avatar

Abby I. Kay



Date d'inscription : 05/07/2010
Messages : 41
Humeur : Déprimée
Chanson du moment : Just Like the First Time
Etudes/Job : Surveillante






MessageSujet: You're Pretty when you cry.    Mer 7 Juil - 12:43

    La pluie tombée drue sur les vitres de la voiture qui me menait à l'aéroport. Suivant le chemin de l'une d'entre elle, je me rendais compte qu'elle n'arrivait que rarement jusqu'en bas de la vitre, seule. Elle croisant d'autres gouttes, s'alliait à elles, et continuait son chemin avec elles. Il me semblait alors que j'étais bien loin d'être de ces gouttes d'eau qui passaient leur chemin, jusqu'au néant pour disparaitre. J'étais plus comme celles qui s'écrasaient en fracas sur la vitre, tombée un peu, ne croisait aucune autre goutte, et ne bougeait plus à un moment donné. Elles stagnaient, là, sans rien faire pour tomber. Rien ne semblait les faire bouger, ni le vent en rafale, ni les autres gouttes qui tombaient rien. Le regard dans le vide, fixant cette vitre, et au-delà, l'horizon de ma ville que je quittais enfin, j'eus la présence d'esprit de penser ceci : « Décidément je n'aime pas prendre l'avion quand il pleut .

    Il était déjà dur pour moi de prendre l'avion, je n'étais pas habituée à voyager. Mais sous une telle tempête, c'était encore pire. Tout ce que je souhaitais c'est que cela ne dure pas durant mes deux heures d'attente avant d'entrer dans l'engin. Nous arrivâmes enfin devant le bâtiment. Mon grand-père arrêta la voiture, mon père sortit mes affaires, et ma mère me prit dans ses bras. Je tâchais de lui rendre son étreinte le moins maladroitement que je pus. Je savais qu'elle s'inquiétait pour moi, mais je ne pouvais rien faire pour la rassurer. Je n'avais déjà pas à me rassurer moi même et à me convaincre que je faisais le bon choix. Ils m'accompagnèrent aux guichets, nous fîmes la queue pour que je dépose ma valise, et nous sommes allés boire un dernier café. Ils parlaient, de tout et de rien, pour me changer les idées probablement, mais mon esprit vagabondait dans des souvenirs interdits. Un an plus tôt, sur un scooter, un soir de fête.

    « Je pense que tu te plairas en Finlande, c'est un pays fantastique !
    - Probablement papa.
    - Et puis l'école où tu vas travailler est très réputée. C'est une chance pour toi ma chérie !
    - Je sais maman. »

    Et ils continuaient ainsi à me dire des choses incohérentes pour moi, des évidences qui n'avaient pas lieu d'être. Je ne les écoutais que d'une oreille pendant l'heure qui suivit. Jusqu'à ce que je me lève pour allait vers la sécurité, passer et attendre encore pour prendre mon avion. L'on me demanda si j'avais bien mon billet, si je n'avais rien oublié, si je n'avais pas d'eau dans mon sac, si j'avais faim, si je manquais de quelques choses, et à chaque question je répondais par monosyllabe, soudainement excédé par leurs trop plein d'attention à mon écart. Finalement, mes parents décrétèrent qu'ils devaient aller m'acheter je ne sais quoi, et je me retrouvais seule avec mon grand-père. Il me sourit, me prit dans ses bras, et me chuchota quelques mots à l'oreille.

    « Tu iras mieux. » Je n'avais besoin de rien d'autre. « Va à présent, je leur dirais que tu n'avais pas le temps de les attendre. » Avec un sourire j'embrassais une dernière fois sa joue avant de courir vers les portiques de sécurité et de les passer. J'attendis ensuite l'avion, et lorsque nous fûmes prés à décoller il ne pleuvait plus.

    ***


    Le taxi me déposa devant l'immense bâtisse de l'école de Celebritah. Je fus soulagée de voir déjà quelques élèves qui se baladaient dans les couloirs, et devant le monument. J'entrais, avec ma valise, et fut assaillis par un bouffer de joie soudaine. Cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps déjà, et je restais un petit moment au milieu de cette foule d'élèves sans savoir où donner de la tête. J'avais un emploi, dans un endroit fabuleux, et bientôt, certainement, je connaitrais le nom de chacun d'entre eux. Je deviendrais la femme qu'il viennent voir lorsqu'ils auraient des questions, des doutes, des problèmes. Je ne serais pas plus leurs amis qu'une simple connaissance, mais je serais importante. J'allais devenir quelqu'un, et cette simple conviction suffisait à me rendre heureuse. J'étais la nouvelle surveillante de Celebritah.

    J'étais Abby Kay.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

You're Pretty when you cry.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Celebritah . :: Celebritah ~ Académie :: Ground Floor :: hall-